POUR LES NOSTALGIQUES DU DOS

MS-DOS, un trentenaire qui a fait les beaux jours de Microsoft

Le célèbre OS en ligne de  commande souffle ses trente bougies. Véritable tremplin pour Microsoft, MS-DOS  ne fut pourtant par développé initialement par la firme de Bill Gates.

1981. Microsoft réalise la plus belle opération de  son histoire : racheter le système QDOS à la société Seattle Computer Products  (SCP) avant de le revendre sous l’appellation MS-DOS. A partir de ce système  « vite fait mal fait »(QDOS signifie « Quick and  Dirty OS ») la firme de Bill Gates bâtira son empire. Pourtant, elle n’en a pas écrit une seule ligne.

QDOS fut développé par Tim Paterson, ingénieur  chez SCP. Il s’inspira lui même largement d’un autre système alors en vogue :  CP/M (Control Program/Monitor ou /Microcomputer) créé en 1980 par Gary Kildall  de Digital Research Inc. La bonne idée de Tim Paterson sera de réaliser une  alternative à CP/M, totalement compatible, mais meilleur marché. Et c’est  exactement ce que cherche Microsoft.

MS-DOS présent  dans Windows jusqu’à XP

La firme de Redmond s’est en effet engagée par
contrat à fournir le système d’exploitation du futur ordinateur personnel d’IBM,
son fameux « IBM PC ». Il trouve en QDOS le candidat parfait, tant sur le plan
technique que tarifaire. Microsoft rachète l’OS de Paterson le 27 juillet 1981
pour la bagatelle de 25 000 dollars. Il rajoutera 50 000 dollars l’année
suivante pour acquérir l’ensemble des droits.

Microsoft demande à Tim Paterson d’adapter QDOS  pour l’IBM PC. Le système est alors renommé PC-DOS puis MS-DOS (Microsoft Disk  Operating System) pour sa version lancée en 1982. MS-DOS sera décliné  en huit versions. La dernière mouture intègrera encore Windows ME en 2000. Il  disparaît avec Windows XP, sauf sous la forme d’une console en émulation (voir  historique ci-dessous).

« Il n’y a aujourd’hui plus de trace  de MS-DOS en tant que tel, à l’exception du support, pour les vieilles  applications MS-DOS, dans les versions 32-bits de Windows »,
explique Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft  France.

Pour les passionnés ou les nostalgiques, plusieurs  émulateurs MS-DOS sont disponibles comme DosBox. Il permet par exemple de faire tourner d’anciens jeux  dans une fenêtre Windows. Le projet libre FreeDOS propose, quant à lui, un système  d’exploitation complet, totalement compatible avec MS-DOS. La version 1.1 est en  cours de finalisation.

Ci-dessous : un  « rap » promotionnel pour  MS-DOS 5, datant de 1991, vantant les mérites  de cette nouvelle mouture pour la première fois disponible sous la forme de mise  à jour :

MS-DOS en quelques dates

1981 : Microsoft rachète QDOS
à Seattle Computer Products et l’adapte pour IBM PC sous le nom de PC-DOS.

1982 : le système
d’exploitation est rebaptisé MS-DOS pour être vendu à d’autres constructeurs
qu’IBM.

1988 : MS-DOS devient le
premier OS du marché des ordinateurs individuels avec plus de 60 millions de
machines équipées dans le monde.

1995 : l’arrivée de
Windows 95 signe la démocratisation de l’interface graphique au détriment de la
ligne de commande. MS-DOS 7 intègre cependant toujours Windows en
sous-couche.

2000 :
dernière version de MS-DOS, la huitième. Elle intègrera encore Windows ME. Dans
XP, il n’apparaît plus que sous la forme d’une console en émulation.

2006 : sortie de Windows
Vista qui signe la disparition de MS-DOS dans Windows

Cet article provient de « 01 NET »  le 29 juillet 2011

C’était comment un PC il y a 30 ans ?

L’IBM PC a 30 ans ce 12 août.
L’occasion pour 01net. de revenir sur cette machine qui a considérablement influencé le marché de la micro-informatique.

Eric Le Bourlout 01net le 11/08/11 à 18h04

C’était il y a pile 30 ans,
le 12 août 1981. Dans un hôtel new yorkais, IBM dévoila à la presse ce qui deviendrait bientôt l’ordinateur le plus populaire au monde, le tout premier IBM PC, un peu le père de tous nos PC actuels.

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Ce n’est pas le premier ordinateur personnel, loin de là. A vrai dire, quand Big Blue lance l’IBM 5150 en septembre 1981, c’est même plutôt pour contrer au plus vite une concurrence qui se développe rapidement sur ce nouveau marché de l’informatique domestique. Apple, Commodore, Atari et tant d’autres ont déjà à l’époque lancé « leurs » propres PC, moins chers et plus attrayants pour le grand public que les grosses machines
d’IBM.

Pourtant, le 5150 va être un coup de génie pour IBM. Conçu en un an quasi exclusivement avec du matériel et des logiciels en provenance de fabricants tiers, la machine est commercialisée à un prix très raisonnable pour l’époque (1 565 dollars). Son succès déclenche l’engouement d’autres fabricants d’ordinateurs, qui construiront rapidement des clones de ce modèle… Le 5150 marque aussi les débuts de la domination de Microsoft, qui fournissait un système d’exploitation pour la machine, PC-DOS, tout en conservant les droits de licence de ce qui deviendra MS-DOS, aux fabricants de clones IBM PC. La suite, on la connait…

Tour du propriétaire

Processeur : il s’agissait d’un Intel 8088. Une puce qui, déjà pour l’époque, était loin de tenir le haut du pavé puisqu’elle a été conçue par le fondeur pour animer les machines les plus économiques. Avec une fréquence d’horloge de 4,77 MHz, c’est une version « allégée » du 8086, le tout premier processeur Intel à architecture X86, toujours au cœur des PC actuels. Les utilisateurs en mal de vitesse pouvaient cependant se payer un coprocesseur mathématique 8087 pour doper les performances de l’engin.

Mémoire : les utilisateurs des tout premiers IBM 5150 ont dû se contenter de… 16 ko de mémoire vive, extensible à 256 ko. A titre de comparaison, un ordinateur actuel a… 125 000 fois plus de RAM sous le capot.

Stockage : l’heure était aux disquettes 5 ¼ pouces… Mais l’ordinateur était livré sans lecteur et pouvait en contenir deux. Chaque disquette pouvait stocker 160 ko de données. C’est 780 000 fois moins qu’un disque de 1 To, courant aujourd’hui ! Il était également possible d’y connecter un lecteur de cassettes.

Affichage : le 5150 proposait plusieurs modes d’affichages. Un mode « texte » affichant 40 ou 80 colonnes et 25 lignes, et la première carte graphique CGA, qui capable d’afficher une résolution de 320 x 200 ou de 640 x 200 en quatre couleurs.

Entrées-sorties : outre une prise pour le clavier de 83 touches, la bête disposait de 5 slots d’extension en interne pour cartes ISA et diverses prises pour les modules
additionnels.

Cet article provient de « 01 NET »  le 11 aout  2011

A propos micdec

I am a versatile engineer has retired and intense activity on the net, I maintains an openness of mind and some agility thereof. Contacts with persons younger than me motivate me and help me in this direction. Help my next in the best of my ability and knowledge is part of my most precious values as rewarding.
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